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La dépendance au jeu vidéo et son traitement

    Madlyn West il y a 3 ans Vues:

1 Approches cognitivo-comportementales du traitement ambulatoire de la dépendance à Internet chez les enfants et les adolescents Daniel L. King, 1 Paul H. Delfabbro, 1 Mark D. Griffiths, 2 et Michael Gradisar 3 1 L'Université d'Adélaïde 2 L'Université Nottingham Trent 3 L'Université Flinders excessive L’utilisation potentielle d’Internet par les enfants et les adolescents, qui est une dépendance, est devenue une préoccupation majeure ces derniers temps. La dépendance à Internet est souvent conceptualisée comme un trouble du contrôle des impulsions, présentant des caractéristiques similaires à celles du jeu pathologique. Cependant, il reste un débat considérable sur les composants principaux, les processus étiologiques, le cours et les facteurs de maintien de la maladie. Cet article présente une étude de cas d'un homme de 16 ans ayant un accès Internet pathologique généralisé. Les questions critiques relatives à la conceptualisation, à l'évaluation et au choix du traitement du cas sont examinées. Bien que la base de preuves soit limitée dans ce domaine émergent de la psychologie clinique, nous fournissons un résumé des techniques cognitivo-comportementales empiriquement prises en charge pour la dépendance à Internet. C 2012 Wiley Periodicals, Inc. J. Clin. Psychol: Séance 68:, Mots-clés: Dépendance à Internet, thérapie cognitivo-comportementale, traitement, adolescence Introduction Au cours de la dernière décennie, le nombre et la qualité des recherches sur la dépendance à Internet ont augmenté régulièrement, parallèlement à la popularité grandissante d'Internet. . Le trouble proposé mais non encore reconnu est maintenant présent dans une série de revues à comité de lecture couvrant des domaines spécialisés, notamment (sans toutefois s'y limiter) les domaines clinique, social, cognitif, développemental, de la santé et organisationnel de la psychologie. Le trouble de la dépendance à Internet est souvent assimilé à un trouble du contrôle des impulsions (Sim, Gentile, Bricolo, Serpollini et Gulamoydeen, 2012), dont les caractéristiques cliniques s'apparentent au jeu pathologique. On pense que la dépendance à Internet comprend plusieurs sous-types, notamment les préoccupations de cyber-sexualité, les jeux vidéo en ligne, les jeux d'argent, les achats, la navigation, les réseaux sociaux (Block, 2008). Cependant, il subsiste un débat considérable sur les composants essentiels, les processus étiologiques, le cours et les facteurs de maintien de la maladie (Griffiths, 2008, Turner, 2008, Wood, 2008). Compte tenu de cette variabilité dans la définition et les méthodes d'évaluation de la dépendance à Internet, il n'est pas surprenant que les taux de prévalence estimés de la maladie varient de manière significative, allant de 0,3% à plus de 10% (King, Delfabbro et Griffiths, 2012). À l'heure actuelle, il n'est pas prévu d'inclure la dépendance à Internet (ou un diagnostic similaire) dans le spectre des troubles de dépendance dans la prochaine édition du Manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux (DSM-5) (DSM-5). digne d'une enquête empirique plus poussée. Il est intéressant de noter que, malgré l’importance et l’omniprésence d’Internet dans la société moderne, deux propositions de révision du MDS en vigueur n’ont été proposées, en ce qui concerne spécifiquement Internet et / ou le comportement en ligne. Ces révisions concernent les troubles suivants: (a) trouble anxieux lié à une maladie (cherchant sans cesse à être rassuré en ligne sur des signes corporels de maladie) et (b) trouble hypersexuel (visionnage et téléchargement d'images et de vidéos pornographiques). On peut soutenir que ces révisions peuvent être considérées plus facilement dans la nomenclature existante, étant donné leur rattachement à un trouble préexistant et / ou à un corpus de connaissances établi. Veuillez adresser votre correspondance à: Daniel L. King, École de psychologie, niveau 4, bâtiment Hughes, Université d'Adélaïde, Adélaïde, SA 5005, Australie. JOURNAL DE PSYCHOLOGIE CLINIQUE: IN SESSION, Vol. 68 (11), (2012) C 2012 Wiley Periodicals, Inc. Publié en ligne dans la bibliothèque en ligne Wiley (wileyonlinelibrary.com/journal/jclp). DOI: /jclp.21918

2 1186 Journal of Clinical Psychology: séance en novembre 2012 Les partisans d'un diagnostic de dépendance à Internet semblent être bloqués par l'absence d'une base de connaissances démontrant des résultats cohérents. En particulier, l'absence d'un cadre commun pour la dépendance à Internet a empêché un effort de recherche unifié, de sorte que de nombreuses études publiées diffèrent sur les plans conceptuel et méthodologique. La comparaison côte à côte des résultats devient donc difficile, voire impossible. En outre, Blaszczynski (2006) a souligné le besoin spécifique de preuves de l’altération des processus de contrôle et de neuroadaptation associés à la dépendance à Internet, plutôt que d’obtenir de nouvelles preuves des conséquences néfastes d’une utilisation prolongée d’Internet. En résumé, le domaine de la dépendance à Internet semble être pris dans une situation classique: il est nécessaire de poursuivre des recherches empiriques pour établir sa légitimité, mais l'absence d'une approche normalisée de l'évaluation est souvent entachée d'un vice de principe. Au cours des 15 dernières années, plusieurs propositions concernant des critères de diagnostic standard pour la dépendance à Internet ont été présentées. Pour la plupart, ces définitions et / ou conceptualisations du trouble ont été modélisées (en tout ou en partie) sur les critères du DSM-IV pour le jeu pathologique, les critères du DSM-IV pour la dépendance à une substance, la Classification internationale des maladies, 10e révision ( CIM-10) critères de dépendance à une substance, ou une combinaison de ces critères. Une revue récente de Sim et al. (2012) ont tenté d'élaborer un cadre et des critères communs pour la dépendance à Internet. Les auteurs ont examiné plus de 40 études publiées et ont conclu que le moyen le plus valable et le plus fiable de conceptualiser la dépendance à Internet consistait à utiliser des critères adaptés du DSM-IV pour le jeu pathologique. Sim et al. ont affirmé que ces critères étaient également appropriés pour classer l'utilisation pathologique sur ordinateur et les jeux vidéo, en remplaçant le terme jeu. Bien qu'un accord scientifique sur cette méthode d'évaluation fasse progresser le domaine, il a été soutenu qu'il restait nécessaire de distinguer entre les dépendances sur Internet et les dépendances à Internet. Par exemple, Griffiths (2008) affirme que la plupart des toxicomanes sur Internet ne sont pas dépendants d'Internet, mais qu'ils l'utilisent comme moyen de générer d'autres dépendances. En bref, un toxicomane au jeu qui utilise Internet pour jouer est un toxicomane au jeu et non un accro à Internet (Blaszczynski, 2006). Internet est simplement le lieu où ils adoptent leur comportement (addictif) choisi. Les cliniciens doivent donc être attentifs au fait que le comportement problématique lié à Internet soit en fait le principal problème psychologique du client et non une stratégie d'adaptation inutile ou un comportement de sécurité découlant d'autres psychopathologies (par exemple, l'anxiété sociale). Bien que l'utilisation d'Internet puisse toujours être pertinente pour la conceptualisation et le traitement des cas dans de tels cas, les problèmes non primaires liés à Internet peuvent ne pas être traités de manière appropriée par les techniques et approches de traitement de la dépendance. Notre intention jusqu’à présent était d’orienter le lecteur vers la confusion conceptuelle à laquelle sont confrontés experts et nouveaux venus dans le domaine émergent de la dépendance à Internet. Il est utile de garder à l’esprit ces informations de base lorsqu’on examine le choix des ressources d’évaluation et de traitement pour les clients présentant des tendances de dépendance sur Internet. Le but de cet article est de présenter une étude de cas d'un jeune homme dépendant d'Internet, tel que conceptualisé par un modèle accepté de thérapie par le système cognitivo-comportemental (TCC) (Davis, 2001). Cet exemple de cas est conçu comme un moyen de discussion sur les options d’évaluation et de traitement de la dépendance à Internet. En tant que tel, cet article mettra en évidence ce qui est (et ce qui ne l'est pas) actuellement connu dans ce domaine clinique émergent, et formera une série de recommandations à l'intention des cliniciens. Présentation du problème et de la description du client Illustration du cas John est un homme de 16 ans qui vit à la maison avec ses deux parents à Adélaïde, en Australie du Sud. John passe jusqu'à 10 heures par jour sur l'ordinateur de sa chambre, navigue sur divers sites Web d'actualités et de divertissement, discute sur des forums en ligne, joue à des jeux vidéo en ligne (y compris des jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs) et télécharge des films, des émissions de télévision, et musique pour usage personnel. John est familier avec la technologie informatique depuis son enfance. Cependant, il s’intéressa plus activement à la remise de son ordinateur personnel à son 13e anniversaire. John se souvient vivement de l'excitation de posséder son premier ordinateur et de passer la journée et la majeure partie de la nuit à apprendre ses capacités et à être en ligne.

3 Les approches de la TCC 1187 Les parents de John ont remarqué que la fréquence des activités informatiques de John augmentait progressivement au cours d'une période ultérieure de quelques semaines. Au début, la préoccupation de John pour l’ordinateur a été écartée comme une phase temporaire. Cependant, il est devenu évident que John utilisait tout le temps disponible à la maison sur son ordinateur. Les parents de John ont essayé de réduire son temps d’ordinateur en utilisant des commandes / menaces verbales ou en débranchant le câble d’alimentation. Les parents de John se sont engagés dans un cycle consistant à supprimer puis à rétablir l'accès à l'ordinateur pour apaiser les plaintes frustrées de John sur le fait de s'ennuyer ou d'être traitées injustement. Permettre à John d'utiliser l'ordinateur à ses conditions a finalement été considéré comme un moyen d'éviter la confrontation et de maintenir l'harmonie familiale. Au cours de la dernière année, les parents de John ont complètement renoncé à restreindre l’accès et ont permis à l’ordinateur de rester en permanence dans la chambre de John. John veille régulièrement (2 heures du matin) à des activités en ligne et a des difficultés à se lever pour aller à l'école. Il saute souvent des réunions de famille pour utiliser son ordinateur. De même, il a cessé de suivre une formation après l'école pour une équipe de basket-ball locale, ce qui a entraîné son abandon de l'équipe. Les repas de John sont irréguliers et il mange souvent devant son ordinateur. Il dort régulièrement tard le week-end. Il consomme plusieurs boissons à la caféine chaque jour pour rester éveillé tard en utilisant l'ordinateur et pour se sentir plus alerte le matin. Pour éviter de quitter sa chambre pour aller à la salle de bain, John urine dans des bouteilles en plastique rangées sous son bureau. Lorsqu'il n'est pas sur son ordinateur à la maison, John utilise son téléphone portable pour conserver l'accès à Internet. Il est souvent agité dans des situations où l'accès à Internet n'est pas disponible, mais utilise ce temps pour réfléchir et planifier la prochaine activité sur son ordinateur. Bien que John démontre une grande connaissance d'Internet et des activités en ligne, il a du mal à décrire de manière procédurale la manière dont il passe son temps en ligne. Il explique que, lorsqu'il est en ligne, il est souvent engagé dans plusieurs tâches à la fois et perdra de son temps. John admet que, parfois, il oublie ou ne peut pas être dérangé à l'idée de faire certaines choses à cause de son temps passé à l'ordinateur. La fréquentation scolaire de John est irrégulière et il saute souvent les cours de l’après-midi. Ses notes scolaires ont considérablement diminué au cours de la dernière année et les enseignants ont constaté un manque d'attention et de concentration en classe. John est considéré comme intelligent mais n’applique pas ses capacités naturelles au travail scolaire. Il néglige ses devoirs, ses tâches ménagères et son hygiène personnelle. À l'âge de 15 ans, il est sorti avec une fille de son école pendant moins d'un mois. La relation a pris fin lorsque John a échoué à plusieurs reprises lors de rassemblements organisés par sa petite amie. John jouait à des jeux vidéo à l'époque. John n'est pas populaire dans son école, mais a un ami. Leur interaction en dehors de l’école se passe généralement en ligne dans des programmes de chat ou dans un jeu vidéo de compétition. John s'intéresse peu aux activités non liées à l'informatique et n'a exprimé aucune ambition (par exemple, une carrière ou un voyage) pour la vie adulte. Formulation de cas Comme pour tout trouble psychologique, les antécédents du client constituent la base la plus importante pour diagnostiquer une dépendance à Internet. John a l'habitude de se livrer à une variété d'activités en ligne non essentielles entre 35 et 70 heures par semaine au cours des 12 derniers mois. Bien que les recherches suggèrent que la fréquence d'utilisation de l'ordinateur ne soit pas un indicateur parfait des problèmes, l'utilisation des médias par les adolescents à des fins non professionnelles à la maison plus de 2 heures par jour est susceptible d'indiquer des conséquences sociales et émotionnelles néfastes. L’évaluation de la manière dont Internet est utilisé (c’est-à-dire la relation fonctionnelle entre l’utilisateur et l’ordinateur) permet généralement de mieux comprendre le risque de problèmes cliniques (Young et de Abreu, 2011). Par exemple, les adolescents ayant tendance à créer une dépendance sur Internet ont tendance à passer des périodes anormalement longues dans des activités solitaires en ligne (navigation ou téléchargement, par exemple), à ​​communiquer avec des inconnus et / ou à naviguer sur des sites sans but précis. La première rencontre de John avec un ordinateur à 13 ans est un événement critique précoce. John se souvient d'avoir possédé un ordinateur comme étant important sur le plan personnel (d'autres activités de la vie étaient immédiatement considérées comme moins importantes) et gratifiant sur le plan émotionnel (excitant). Les théories de la dépendance décrivent généralement la première rencontre d’un toxicomane avec son objet ou activité de prédiction addictif en tant que aha! moment, un moment de profonde découverte de soi. Un toxicomane peut réfléchir: Où est-ce que cela a été toute ma vie? De nombreux joueurs pathologiques adultes ont commencé à jouer

4 1188 Journal of Clinical Psychology: session en novembre 2012 Figure 1. Modèle cognitivo-comportemental de la PIU de Davis (2001). sa carrière à un âge précoce et se souvient généralement d’avoir remporté une victoire importante qui a automatiquement déclenché des pensées d’auto-efficacité (par exemple, j’ai du succès ou je suis un gagnant), ainsi que de fortes émotions. De même, de nombreux joueurs vidéo en ligne pathologiques peuvent se rappeler le tout premier jeu vidéo auquel ils ont joué et avoir des émotions positives associées aux récompenses et / ou aux défis impliqués. Kouimtsidis, Reynolds, Drummond, Davis et Tarrier (2007) expliquent que les attentes positives en matière de résultats croient que ces croyances selon lesquelles de bonnes choses se produiront lorsque le comportement provoquant une dépendance (par exemple, je me sentirai mieux si je vais en ligne) se forment souvent au début. étapes de la dépendance. Les croyances positives en matière d’espérance rendent difficile la résistance à la dépendance dans les situations à haut risque (en présence de signaux Internet, de pression sociale pour aller en ligne, ou de dépression ou d’anxiété). Certains modèles de dépendance à Internet accordent la priorité aux conséquences néfastes d'une utilisation prolongée d'Internet. Pour cette raison, certaines formes d'utilisation excessive d'Internet, bien que nuisibles, peuvent être classées à tort comme une dépendance. Le modèle de Davis (2001) est utile pour conceptualiser l’utilisation Internet d’un client car il peut déterminer si cette utilisation est le principal problème du client. Le modèle met l’accent sur les cognitions mésadaptées qui sous-tendent l’utilisation pathologique d’Internet (PIU, c’est-à-dire la dépendance à Internet), le rendant ainsi utile pour les approches de traitement à base de TCC. Le modèle distingue deux types de PIU. Le premier type est PIU spécifique, qui fait référence à la surutilisation de fonctions Internet spécifiques, telles que la pornographie, les achats ou les jeux d'argent. De telles tendances à la dépendance sont supposées se produire en l’absence d’Internet. Le second type est le PIU généralisé, qui fait référence à une surutilisation générale et multidimensionnelle d’Internet et comprend le gaspillage de temps en ligne. Le cas de John indique une PIU généralisée due (a) à son utilisation de plusieurs fonctions différentes d’Internet, (b) à son isolement social, et (c) à la procrastination et à la tendance à perdre du temps (c’est-à-dire à l’absence de but direct de se connecter à Internet). . Il est probable que les problèmes de John ne se soient pas développés (ou ne seraient pas aussi graves) en l’absence d’Internet. En appliquant davantage le modèle (voir Figure 1), la PIU de John repose sur deux processus principaux: processus de pensées / pensées déformés et renforcement. Les cognitions problématiques peuvent faire référence à soi, aux autres ou au monde. À l'instar de la dépression, les idées sur le soi qui maintiennent la PIU se caractérisent généralement par une auto-évaluation négative, un doute de soi et une faible efficacité personnelle. Par exemple, ces pensées peuvent inclure que je ne suis que bon sur Internet, que je ne suis rien sans valeur quand je suis hors ligne, mais qu'en ligne, je suis important et que je suis un échec dans le monde réel. De même, l’utilisation problématique d’Internet est souvent entretenue par des évaluations négatives et des affirmations toutes faites sur le monde, telles que L’Internet est le seul endroit valable pour moi et que, dans le monde réel, vous êtes toujours mal traité. Des pensées déformées sont déclenchées chaque fois que

Internet ou un stimulus associé est présent. Une première étape dans l’élaboration d’une conceptualisation consisterait à identifier les pensées et processus automatiques lorsqu’on se connecte en ligne et les situations qui précipitent l’utilisation d’Internet. L’utilisation en ligne de John est également gérée par les nombreux aspects enrichissants d’Internet. Les fonctionnalités de récompense sont moins importantes pour comprendre la nature de la PIU, mais peuvent être utiles pour identifier les aspects d'Internet présentant un risque élevé (par exemple, les jeux en ligne) qu'un client a des difficultés particulières à réguler l'utilisation. Internet propose de nombreux types de renforçateurs (par exemple, nouvelles informations, retours sociaux positifs, points / récompenses dans un jeu vidéo). Ces récompenses peuvent être particulièrement saillantes pour les jeunes, tels que John, qui manquent généralement de moyens financiers et d’indépendance et pour qui Internet peut représenter un nouveau monde de liberté et de possibilités. Lorsqu'un individu passe plus de temps en ligne, moins de temps est consacré aux activités de la vie réelle. Avec moins d'opportunités de renforcement d'activités non-en-ligne, Internet devient de plus en plus attrayant et fiable pour la satisfaction des besoins. Avec le temps, l'utilisateur peut se désengager complètement des activités du monde réel ou dans la mesure où une participation normale n'est plus une option disponible. La nature 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, Internet comble alors le vide de temps supplémentaire et de besoins non satisfaits résultant de l'exclusion sociale et / ou de la non participation aux activités normales. En utilisant les techniques d’évaluation actuelles (Beard, 2005, Griffiths, 2008, Shaw & Black, 2008), il est possible d’évaluer l’ampleur et la gravité du problème présenté par John. De brèves questions de sélection adaptées aux critères du jeu pathologique du DSM-IV peuvent être appropriées à cette fin. Cette approche a révélé que John remplissait au moins 7 des 10 critères de dépendance à Internet, à savoir: (a) une préoccupation croissante pour Internet, (b) de plus en plus de temps sur Internet, (c) des tentatives infructueuses de limiter Internet. utilisation, (d) symptômes de sevrage lorsque l’utilisation d’Internet est réduite, (e) utilisation d’Internet comme échappatoire, (f) négligence des tâches ménagères pour passer plus de temps sur Internet, et (g) mauvaise performance scolaire due à Internet. utilisation. Le respect de cinq critères ou plus au cours des 12 derniers mois indique une dépendance. De plus, les symptômes de John ne sont pas liés à un épisode maniaque ni aux symptômes de troubles de l’Axe I. Ainsi, selon cette méthode d'évaluation, John peut être considéré comme un utilisateur Internet pathologique généralisé. Cours de traitement On sait peu de choses sur le cours efficace du traitement par TCC pour la dépendance à Internet. Le tableau 1 présente un résumé de la base de données publiée sur le traitement. Les interventions cliniques pour les problèmes liés à Internet varient considérablement, avec une combinaison d'études utilisant un traitement pharmacologique, des thérapies cognitivo-comportementales, ou des interventions conçues par soi-même (Griffiths et Meredith, 2009, King, Delfabbro, Griffiths et Gradisar, 2011, Shaw & Black , 2008). Plus précisément, trois études ont utilisé la TCC seule ou en association avec d'autres approches de traitement (Du, Jiang et Vance, 2010, Orzack, Voluse, Wolf et Hennen, 2006, Young, 2007). Bien que cette base d’éléments de preuve ne soit pas solide, il existe des signes prometteurs selon lesquels la TCC pendant une période relativement courte (8 à 12 séances) pourrait permettre de réduire à la fois la fréquence d’utilisation d’Internet et les symptômes de dépendance à Internet. Malheureusement, les traitements CBT spécifiquement développés pour la dépendance à Internet n'ont pas encore été manuels, et les spécificités du protocole de traitement ne sont donc pas largement disponibles. Du et al. (2010) ont conduit le seul essai contrôlé randomisé pour le traitement de la dépendance à Internet chez les adolescents. Leur étude comprenait une intervention multimodale en milieu scolaire comprenant huit séances de TCC en groupe. La taille du groupe comprenait 6 10 participants. La thérapie impliquait des adolescents toxicomanes apprenant les principes de communication efficace avec leurs parents, apprenant à gérer les relations en ligne, à maîtriser les techniques de contrôle des pulsions et à reconnaître et mettre un terme aux comportements problématiques. La formation des parents a également été dispensée en tandem, ce qui a consisté à apprendre aux parents à reconnaître les émotions de leur enfant, à améliorer la résolution de problèmes et la communication entre les membres de la famille, et à développer des techniques de gestion des adolescents utilisant des technologies à problème. La psychoéducation a également été livrée aux enseignants de l'école. Après le traitement, les adolescents ont considérablement réduit leur utilisation d'Internet et leur anxiété et ont amélioré leurs compétences en matière de gestion du temps. Les gains de traitement ont été maintenus à 6 mois de suivi.

6 1190 Journal of Clinical Psychology: séance en novembre 2012 Tableau 1 Certaines caractéristiques des études de traitement réalisées dans le cadre d'une étude sur la toxicomanie sur Internet Traitement Traitement N Âge (années) Résultat Effet de l'effet du traitement Taille Du et al. (2010) Han et al. (2009) Han et al. (2010) Questionnaire de diagnostic de Beard: échelle coréenne de dépendance à Internet, échelle Jeune échelle de dépendance à Internet, critères de dépendance au DSM-IV pour la toxicomanie. Kim (2008) échelle de dépendance coréenne à Internet. Orzack et al. (2006) Shek et al. (2009) 1. TCC (8 séances) 2. Contrôle 1. Methylphen>

7 Approches de la TCC 1191 Deux études utilisant la TCC pour les toxicomanes adultes adultes à Internet suggèrent d'autres techniques. Dans l’étude de Young (2007), la TCC impliquait des clients qui surveillaient leurs pensées et identifiaient celles qui suscitaient des sentiments et des actes de dépendance, ainsi que l’apprentissage de nouvelles techniques d’adaptation et de stratégies de prévention des rechutes. La phase initiale de la thérapie était comportementale et se concentrait sur des comportements et des situations spécifiques dans lesquels la dépendance à Internet causait le plus de difficultés dans la vie du client. Aux stades avancés de la thérapie, une plus grande attention a été accordée aux hypothèses et distorsions cognitives et à leurs effets sur le comportement. Dans Orzack et al. s (2006), une approche similaire a été utilisée. Les participants ont été guidés pour identifier puis modifier les cognitions mésadaptées, développer un répertoire de stratégies d'adaptation pour faire face aux états émotionnels désagréables et entreprendre des devoirs. Des techniques d’interrogatoire motivationnel ont également été utilisées pour aider les patients à mieux comprendre les coûts et les avantages de leur utilisation d’Internet et à élaborer des stratégies de résolution de problèmes pour atteindre un objectif d’utilisation contrôlée de l’Internet. Fait intéressant, dans Orzack et al. Dans son étude, la TCC n’a pas permis de réduire efficacement les symptômes de dépendance à Internet, mais elle a amélioré la qualité de vie perçue et réduit les symptômes dépressifs. La qualité de la conception et des rapports dans les études de traitement de la dépendance à Internet n'est pas optimale. Une revue de King et al. (2011) ont évalué les études de traitement clinique pour les problèmes liés à Internet à l'aide de la déclaration CONSORT (Consolidation des normes de reporting). La déclaration CONSORT est une référence reconnue pour évaluer la qualité des rapports d’essais cliniques. King et al. ont signalé que la majorité des études comportait plusieurs limitations principales, notamment: (a) des incohérences dans la définition et le diagnostic des problèmes, (b) un manque de techniques de randomisation et d’aveuglement, (c) un manque de contrôles adéquats ou d’autres groupes de comparaison, et ) informations insuffisantes concernant les dates de recrutement, les caractéristiques de l'échantillon et l'ampleur de l'effet du traitement. En dépit de ces limitations, le secteur évolue dans la bonne direction en développant une base de preuves plus étendue. La vaste gamme de dépendances liées à Internet (p. Ex. Cyberdépendance sexuelle, navigation compulsive et jeux en ligne), ainsi que la variance des populations à risque (en fonction, entre autres, de l'âge, du niveau d'instruction et de la présence de troubles comorbides), nécessite des études supplémentaires pour démêler et cibler séparément différents types d'utilisateurs et de problèmes. Dans les années à venir, la base de connaissances sur le traitement de la TCC pour la dépendance à Internet devrait augmenter pour répondre aux besoins des clients. Sur le plan international, un grand nombre de personnes ayant des problèmes liés à Internet ont reçu une forme de traitement d'un fournisseur de services de santé mentale ou de services médicaux. En particulier, il existe une demande importante de traitement pour les problèmes liés à Internet en Chine, à Taiwan et en Corée du Sud, où la prévalence estimée des problèmes de dépendance à Internet chez les adolescents serait plus élevée que dans les pays industrialisés occidentaux. Le gouvernement sud-coréen aurait mis en place un réseau de plus de 150 centres de conseil pour le traitement de la dépendance à Internet et aurait mis en place des programmes de traitement dans près de 100 hôpitaux (Kim, 2008). En outre, de nombreux programmes de type camps d'entraînement destinés aux adolescents accro à Internet ont vu le jour en Chine et en Corée (Koo et al., 2011). Dans les pays occidentaux, des cliniques spécialisées dans le traitement psychologique des dépendances informatiques ont également vu le jour: le Center for Online et Internet Addiction situé à Bradford, en Pennsylvanie, aux États-Unis, le Computer Addiction Study Centre, à l’hôpital McLean, à Belmont, dans le Massachusetts, aux États-Unis. Unis, l’unité de réadaptation résidentielle Broadway Lodge située à Somerset, en Angleterre, et la clinique Smith & Jones en 12 étapes (modèle du Minnesota), située à Amsterdam, en Hollande. En outre, il existe certains fournisseurs en ligne de services de traitement de la dépendance à Internet (par exemple, netaddiction.com, netaddictionrecovery.com, onlineaddiction.com.au, techaddiction.ca), dont certains sont inspirés de la philosophie du traitement en 12 étapes offrir des livres et des ressources aux parents et aux enseignants s’occupant d’adolescents accro à Internet. Résultat et pronostic La littérature disponible suggère que la dépendance à Internet des adolescents peut être traitée efficacement en utilisant des approches de TCC. Un traitement à relativement court terme (3 à 6 mois) peut être adéquat. L’exemple de John mis en évidence ci-dessus est assez grave, compte tenu de son âge avancé, de la fréquence de son utilisation d’Internet et du profil des symptômes du DSM-IV, mais c’est typique de nombreux patients participant aux essais cliniques. Les recherches suggèrent que la dépendance à Internet n'est pas susceptible de se dissiper spontanément chez les adolescents, mais qu'un adolescent adolescent pathologique est très susceptible de rester pathologique 2 ans

8 1192 Journal de psychologie clinique: en session, novembre 2012 plus tard sans intervention. Les symptômes de dépendance à Internet sont également connus pour augmenter la gravité de la symptomologie de l’axe I, ainsi que pour interférer avec le traitement efficace de ces troubles. Les preuves suggèrent que les troubles associés au déficit de l'attention et à l'hyperactivité (TDAH) sont susceptibles de réduire l'efficacité de la TCC (Orzack et al., 2006). Toutefois, le traitement pharmacologique (c.-à-d. Le méthylphénidate) peut être efficace pour réduire les symptômes du TDAH et de la dépendance dans ce sous-groupe de clients. (Han et al., 2009). Faire participer les parents et les enseignants au processus de traitement témoigne d’un bon soutien préliminaire. Le pronostic de la dépendance à Internet n'est actuellement pas bien compris en raison du manque d'études longitudinales et de données de suivi dans les essais cliniques. Pratiques cliniques et résumé Les techniques cliniques suivantes, d’utilité empirique, peuvent être extraites d’études sur le traitement de la dépendance à l’internet chez les adolescents: Un calendrier de surveillance des activités peut être utile pour le clinicien et le client afin de mieux comprendre les types d’activités en ligne (c.-à-d. dans une semaine typique), au début et au cours du traitement. Il peut également être utile pour le client de documenter ses pensées et ses états émotionnels avant, pendant et après les activités en ligne afin de comprendre l'objectif fonctionnel de l'utilisation d'Internet. Les cognitions, les émotions et les activités comportementales qui se produisent en réponse et en parallèle avec le comportement en ligne doivent également être enregistrées. Par exemple, John devrait garder un journal de ces moments où il se bat avec ses parents au sujet de son utilisation de l'ordinateur ou urine dans une bouteille devant son ordinateur. Cette information peut être utile pour que John comprenne l'effet négatif de son utilisation excessive de l'ordinateur et motive un changement positif. Les objectifs en matière de traitement doivent être réalistes, étant donné le caractère omniprésent d’Internet à l’école et à la maison. Par exemple, l'abstinence d'Internet peut ne pas être possible étant donné son rôle dans les devoirs, la vie sociale, etc. Une utilisation Internet contrôlée ou réglementée est souvent l'objectif visé par les études cliniques (Shek, Tang et Lo, 2009). L’objectif initial de John en thérapie peut donc être de ne pas utiliser Internet pour faire ses devoirs. Young (2007) suggère que la thérapie comportementale (c.-à-d. Le conditionnement) peut être utilisée pour réapprendre à utiliser Internet pour obtenir des résultats spécifiques, tels que l’utilisation en ligne modérée et, plus spécifiquement, l’abstinence d’applications en ligne problématiques et l’utilisation contrôlée à des fins légitimes. Des stratégies comportementales visant à réduire l'utilisation prolongée d'Internet peuvent être utiles au début. Par exemple, utilisez un réveil pour définir une limite maximale de 45 minutes d’utilisation d’Internet, puis faites autre chose pendant 15 minutes. De même, laisser le client attendre 5 minutes sur l'ordinateur avec l'écran éteint avant de commencer à l'utiliser. Des expériences comportementales visant à tester les cognitions problématiques associées à l’utilisation d’Internet (par exemple, je n’ai aucun contrôle sur mon utilisation d’Internet) ou à un comportement réduit en ligne (par exemple, je ne vaux rien sans Internet dans la vie) peuvent aider à renforcer la confiance en soi du client. Un exemple d'expérience peut impliquer de tester une conviction sur l'incontrôlabilité en demandant au client d'ouvrir et de fermer à plusieurs reprises un site Web favori sans interagir avec celui-ci. La psychoéducation est un complément efficace à la TCC, en particulier pour les autorités parentales de l’adolescent. De nombreux parents ont une connaissance limitée d'Internet, de ses fonctions et des problèmes de cybersécurité. Les parents doivent également être informés du fait que le simple fait de retirer l'ordinateur de la vie d'un gros adolescent peut être un choc important et peut aller à l'encontre du but de nouer une relation de confiance parent / enfant (Dini, 2008). Les parents de John tentent de réduire l’utilisation d’Internet par John en supprimant et en rétablissant l’accès à Internet dans la chambre à coucher. Il serait utile qu’ils soutiennent et encouragent John dans ses efforts pour atteindre ses objectifs thérapeutiques. Travailler en collaboration avec les clients adolescents et leurs parents s'est avéré efficace pour améliorer la communication parent-enfant et consolider la pratique de la TCC. Dans la plupart des cas, l’usage habituel d’Internet sur un adolescent a probablement entraîné une rupture de la communication familiale et provoqué un stress et des conflits importants. Family relationships may be repaired by collaboratively reaching a shared understanding about what Internet addiction is and what it is not, having common goals for therapy, and setting time for bonding as a family.

9 CBT Approaches 1193 Rowan (2001) presents the following Internet addiction prevention guidelines for parents with young children: (a) limit technology use to 1 2 hours per day, (b) exercise for 3 4 hours per day, (c) listen, hugs, bedtime stories, (d) removing TVs from bedrooms, no tech dinners Sundays and holidays, and (e) no technology at school recess. These may also be adapted as goals for therapeutic purposes. For example, it may be helpful for John to schedule meals (particularly dinner) in the dining room or somewhere in the house where he cannot use the Internet. John s parents could use this tech-free time an opportunity for bonding. Sleep patterns are often disrupted as a result of prolonged Internet use. Clients may benefit from interventions aimed at establishing normal sleep/wake activity, particularly shifting electronic media use to during daylight hours (without necessarily restricting Internet hours) rather than directly before bed. Epidemiological studies of adolescent sleep suggest computer use prior to sleep is associated with extended time taken to fall asleep, poorer quality of sleep, and decreased daytime alertness and concentration. Improved sleep as a first step may aid in motivating engagement in other life areas. Motivational interviewing (MI) as an adjunct to CBT shows strong empirical support in field of addiction. MI may be used to (a) elicit self-motivational statements, (b) handle (i.e., roll with ) client resistance to altering Internet use using reflection and summarizing techniques, (c) examine helpful and unhelpful aspects of Internet use, and (d) explore costs and benefits of changing Internet use in context of client s values. Reminder cards (or flashcards ) that summarize treatment goal(s) and/or list a self-motivational statement may be useful for a client to carry at all times. A client s preoccupation with the Internet may be an obstacle to identifying alternative ways of spending time. The creation of a personal inventory of activities no longer engaged in since using the Internet may be useful. For adolescents without a history of other interests or hobbies, identifying new activities that cater to client strengths or competencies (e.g., teambased physical activity, arts/craft, volunteer work) could be explored. For John, this may involve joining a local basketball team. Distraction may be a useful tool for adolescent clients to help refocus attention from internal (emotional states, automatic thoughts) or external Internet-related stimuli. Cognitive distraction involves helping clients to focus their attention away from the Internet cues by focussing on other thoughts (Kouimtsidis et al., 2007). The goal is to improve regulation and control of attention. Examples may include focussing on relaxing or pleasant images or a memory of a positive event. The client should practice this skill so that he or she is easily able to switch attention to such thoughts in a high-risk situation. Although not always possible, a group setting may be helpful in normalizing adolescents feelings of shame, guilt, worthlessness, and isolation related to their Internet addiction symptoms. Group settings are often employed in treating addiction because they foster a supportive, nurturing, and non-judgmental environment needed for recovery. Young (2007) suggested that those who suffer from negative core beliefs may most attracted to the anonymity of the Internet to overcome perceived inadequacies. At a later stage of therapy, cognitive restructuring may be used to address underlying negative core beliefs. As a precursor to working with core beliefs, addressing cognitive distortions and rationalizations such as Just a few more minutes won t hurt may help in managing primary symptoms. Although research evidence is limited (Su, Fang, Miller, & Wang, 2011), some studies have attempted to treat Internet addiction in an online setting. Although this may be compared somewhat unfairly to treating alcoholism in a pub, this approach presents some advantages. Principally, it allows clinicians to reach a subgroup of problem users who otherwise would not present in treatment. Clients with generalized anxiety and/or agoraphobic tendencies in addition to Internet addiction may have significant difficulty in even leaving the home to present at a treatment center. In summary, Internet addiction is an emerging disorder of growing relevance to adolescent clinical populations. Internet-related problems may be due in part to the increasing uptake and use of online-enabled devices among young people in home and school contexts. Although the literature in this area is still quite new, and there is no consensus as to assessment and therapy

10 1194 Journal of Clinical Psychology: In Session, November 2012 protocol, a small evidence base suggests that CBT has good preliminary support in treating addicted adolescents. Progress in established fields of adolescent addiction (e.g., pathological gambling) may be translated successfully to Internet addiction. Randomized, controlled trials using manualized CBT treatment protocols are needed to advance the field, in terms of both improving overall research quality and making more specific recommendations to clinicians. Selected References and Recommended Readings Beard, K. W. (2005). Internet addiction: A review of current assessment techniques and potential assessment questions. CyberPsychology & Behavior, 8, Blaszczynski, A. (2006). Internet use: In search of an addiction. International Journal of Mental Health and Addiction, 4, 7 9. Block, J. J. (2008). Issues for DSM-V: Internet addiction Editorial. American Journal of Psychiatry, 165, Davis, R. A. (2001). A cognitive-behavioral model of pathological Internet use. Computers in Human Behavior, 17, Dini, K. (2008). Video game play and addiction: A guide for parents. Bloomington, IN: iuniverse Books. Du, Y., Jiang, W., & Vance, A. (2010). Longer term effect of randomized, controlled group cognitive behavioral therapy for Internet addiction in adolescent students in Shanghai. Australian and New Zealand Journal of Psychiatry, 44, Griffiths, M. D. (2008). Internet and video-game addiction. In C. Essau (ed.), Adolescent Addiction: Epidemiology, Assessment and Treatment (pp ). San Diego, CA: Elsevier. Griffiths, M. D., & Meredith, A. (2009). Videogame addiction and treatment. Journal of Contemporary Psychotherapy, 39, Han, D. H., Hwang, J. W., & Renshaw, P. F. (2010). Bupropion sustained release treatment decreases craving for video games and cue-induced brain activity in patients with Internet video game addiction. Environmental and Clinical Psychopharmocology, 18, Han, D. H., Lee, Y. S., Na, C., Ahn, J. Y., Chung, U. S., Daniels, M. A., Haws, C. A., & Renshaw, P. F. (2009). The effect of methylphenidate on Internet video game play in children with attention-deficit/hyperactivity disorder. Comprehensive Psychiatry, 50, Kim, J. (2008). The effect of an R/T group counselling program on the Internet addiction level and selfesteem of Internet addiction university students. International Journal of Reality Therapy, 17, King, D. L., Delfabbro, P. H., & Griffiths, M. D. (2012). Clinical interventions for technology-based problems: Excessive Internet and video game use. Journal of Cognitive Psychotherapy: An International Quarterly, 26, King, D. L., Delfabbro, P. H., Griffiths, M. D., & Gradisar, M. (2011). Assessing clinical trials of Internet addiction treatment: A systematic review and CONSORT evaluation. Clinical Psychology Review, 31, Kouimtsidis, C., Reynolds, M., Drummond, C., Davis, P., & Tarrier, N. (2007). Cognitive-behavioural therapy in the treatment of addiction. Chichester, UK: John Wiley & Sons. Orzack, M. H., Voluse, A. C., Wolf, W., & Hennen, D. (2006). An ongoing study of group treatment for men involved in problematic Internet-enabled sexual behavior. CyberPsychology & Behavior, 9, Rowan, C. (2010). Unplug-don t drug: A critical look at the influence of technology on child behavior with an alternative way of responding other than evaluation and drugging. Ethical Human Psychology and Psychiatry, 12, Shapira, N. A., Lessig, M. C., Goldsmith, T. D., Szabo, S. T., Lazoritz, M., Gold, M. S., & Stein, D. J. (2003). Problematic internet use: Proposed classification and diagnostic criteria. Depression and Anxiety, 17, Shaw, M., & Black, D. (2008). Internet addiction: Definition, assessment, epidemiology and clinical management. CNS Drugs, 22, Shek, D. T. L., Tang, V. M. Y., & Lo, C. Y. (2009). Evaluation of an Internet addiction treatment program for Chinese adolescents in Hong Kong. Adolescence, 44, Sim, T., Gentile, D. A., Bricolo, F., Serpollini, G., & Gulamoydeen, F. (2012). A conceptual review of research on the pathological use of computers, video games, and the Internet. International Journal of Mental Health and Addiction. DOI: /s

11 CBT Approaches 1195 Su, W., Fang, X., Miller, J. K., & Wang, Y. (2011). Internet-based intervention for the treatment of online addiction for college students in China: A pilot study of the Healthy Online Self-Helping Center. CyberPsychology, Behavior, & Social Networking. doi: /cyber Tao, R., Huang, X., Wang, J., Zhang, H., Zhang, Y., & Li, M. (2010). Proposed diagnostic criteria for Internet addiction. Addiction, 105, Young, K. (2007). Cognitive behavior therapy with Internet addicts: Treatment outcomes and implications. CyberPsychology & Behavior, 10, Young, K. (2009). Understanding online gaming addiction and treatment issues for adolescents. The American Journal of Family Therapy, 37, Young, K. S., & de Abreu, C. N. (2011). Internet addiction: A handbook and guide to evaluation and treatment. Hoboken, NJ: John Wiley & Sons.

Abstrait

For many, the concept of videogame addiction seems far-fetched, particularly if their concepts and definitions of addiction involve the taking of drugs. This paper overviews the small, but growing area of videogame addiction and then examines the treatment options available for those affected by excessive videogame playing. An overview of the available empirical literature appears to indicate that adverse effects are likely to affect only a relatively small subgroup of players and that frequent players are the most at-risk for developing problems. Worldwide, there are relatively few practitioners that specialise in the treatment of videogame addiction and this may be because there are so few players who are genuinely addicted to playing videogames. However, the Internet may be facilitating excessive online game playing as evidenced by the increasing number of specialist addiction treatment clinics for online videogame addiction. This paper overviews the various approaches that have been used as an intervention in treating videogame addicts, including online support groups, 12-step programmes, behavioural and cognitive-behavioural therapies, and motivational interviewing.

We consider the points and evaluate the results:

  • Up to 50 points: no reason for panic, but it makes sense to minimize the time that your child spends on the laptop or tablet. And the best - find the child another passion, until the computer has become his best friend.
  • From 50 to 79 points: time for you to analyze the impact of the global networkon the child and to draw conclusions. At a minimum, it should limit its pastime on the Internet and to >

Of course, the computer - is not only disadvantages and virtual danger. On the Internet you can find useful materials, educational programs and other interesting things.

But children are not usually drawn to knowledge, and to games and live communication on the network. Regular shoots in the virtual world lead to dangerous Depending on the games and the Internet, Get r >What methods currently exist to treat it?

  1. Switching a psychological state to another.That is, the search for other ways of relaxation. The most difficult and the most effective method, in which no aid is indispensable.
  2. Familiarizing the child to the sport.
  3. Close communication with your friends, Relatives, interesting (and, preferably, authoritative) men. Of course, in the real world.
  4. psychologist Help.

It should be understood that even the most categoricalprohibition not profit. Especially when we are talking about children. And depending on their own to recover from the child also can not. Need help parents and their patience.

Treatment by a specialist

This option is selected when parents force end, and no one "home" method does not bring results.

The treatment regimen usually consists of the following components:

  • Psychotherapy is aimed at the return of the child in the real world.
  • Drugs (for fixingresults) to eliminate the violations that accompany the disease and complicate its treatment. For example, sedation with excessive excitability and nervousness.
    Or antidepressants if there are signs of prolonged depression and Internet "breaking." Required - vitamin complexes.
  • Treatment for physical signs of dependence (from incorrect posture and the syndrome of "dry eye" to carpal tunnel syndrome, etc.).
  • Establishment of a regime of rest and "Game" mode on with the arrangement of the working place of the child computer.
  • Gymnastics for the spine and eyes.
  • Alternative medicine. It is used to restore the balance between the systems of the body and for the treatment of metabolic disorders.

The essence of psychotherapy

The meaning of the treatment - in the elimination of psychological conflict, which (as is usually the case) led to dependence, and social reintegration. During the treatment the expert helps the child,First of all, understand the essence of destructive attachment without causing his guilt (this is very important), and arouses a healthy critical attitude to this addiction.

Sessions can take place at home or in speciallyequipped rooms. Maximum efficiency is only possible with the consent of the child for treatment. Imposed sessions will only aggravate the situation. With the ineffectiveness of sessions with the consent of the parents can use hypnosis.

To protect the child from computer addiction - the power to the parents!

To protect the child's parents can only dependence.

Comment? Common prescription, alas, does not exist. But while this modern pandemic has not touched your offspring, should make every effort so that the computer was only useful to the subject in education for the child.

What can parents do?

  • Do not use the technique of prohibitions
    Categorical ban could lead to the fact thatyour child is cut off from you, or even dropped out of spite. Keep in mind that the child is not aware of their addiction, so the punishment will not be able to understand. The ban on your favorite activity always cause protest.
  • Be your child another
    The question of trust between you - first of all. If your child trusts you, your fears and anxieties for it can be a deterrent.
  • Looking for an alternative to the child computer
    The sooner - the better.
  • Control the process - in which a child is playing, how long, what comes to your page
    In addition, depending on the computer, there is also the danger of falling through a global network in bad company.
  • Strongly do not place the computer in the children's room
    Ideal - in a place where reside adult. For control.
  • As often as possible "disturb" the baby during its games, distract from the computer various requests and suggestions
    Interesting - what's new, he learned, on what sites it is what I learned.
  • If you do not have time to check, look for methods to limit the time that your child spends on the monitor
    Think about installing a program that will restrict child access to unreliable pages and limit the games.
  • Solve the marital problems the timely and more problems in the privacy of the child
    That escape from the problems of children in the global network more often.
  • Establish rules on computer games
    For example, only one hour per day. Or just after the lessons to be made. The computer must be a privilege and a useful object, rather than a means of entertainment and right.
  • Be an example of a daze
    If you are in the morning until late at night sitting on the Internet, the child simply does not understand - why you can, but he can not.
  • Carefully look at the games, for which the child spends time
    Some games can cause mental disorders, insomnia, fear, aggression. Choose educational games.
  • If you feel that your strength is not enough, and the child is more and more immersed in the world wide web, Refer to a specialist.
  • Do not buy a child of his "personal" computer. Let the parent uses - Dad. At any time, you can pick it up on the pretext of "the pope to work."
  • Taking the computer in a child, be sure to offer an alternative.A child should not suffer from boredom - it shouldbe busy. If it pulls to the computer as a born artist's brush and paint, have the child on the computer courses - let time pass even with the use of, and not in vain - in games. Let mastering Photoshop, create a website, studies programs - to the age of 18 the child will have a profession.
  • Buy an alarm clock and set it next to the computer.The maximum time the network for preschoolers - 30 minutes / day for a child of the senior classes - 1 hour / day. For 3 hours before bedtime to play it is strictly forbidden.
  • Teach your child is critical of the information from the networkKeep personal information secret (notput them on the show), filter out harmful and useful websites. Teach your child to take only the useful from the "dialogue" with the computer, and all the senseless excluded.

The best programs for the prevention of computer addiction in children and adolescents

To parents it was easier to control the output of your children on the Internet to protect them from harmful content, and on the health risks created today special programsAllowing as to restrict the games and keep track of the contents of websites on which child is.

Most popular among the parents of the program:

Time Boss

  • Price license - 600 p. Powered by a / Windows 7, Vista, XP.
  • Fonctionnalités: a very simple interface, multiple languages,good protection password, log and screenshots PC / events, PC use statistics. With this software, you can completely control - when and what d >KasperskyCristal
    • coût de - 1990 rubles for 1 year and 2 pcs.
    • In addition, you get an antivirus program, You also have the ability to restrict your child visiting harmful sites and track - where zahazhivaet child specifically.
    • The program also protects your personal files from theft / intrusion (passwords, photos, etc.), creates scheduled backups and so forth.

    Workrave

    • coût de - Free of charge.
    • Capabilities: the creation of installations and time control conditions, a reminder of the need to break (and even offer to do certain exercises 1-10).
    • Fonctionnalités: easy to use, configure the user's preferences, display timer, sound.

    Mipko Time Sheriff

    • Powered by on / from Windows.
    • Coût: you can download free.
    • Capabilities: Limiting the time of indiv >KiberMama
      • Coût: 1st version - free of charge, 2nd version - 380 rubles.
      • Capabilities: time limit work on a PC, creatingschedules, control of its implementation, the prohibition to run malicious programs / games, blocking access to the Internet, sending parents about activities for children of the PC reports the child a warning about the imminent end of the authorized period of time, the demonstration schedule for the child screen.
      • Fonctionnalités: the presence of Russian interface, a full report (including reports on how much time and how the child was trying to hack into the program or to reinstall some time), the help system in Russian.

      NetLimiter

      • Coût: you can download free.
      • Capabilities: network traffic control, work trackingeach application, control data flow speed, traffic management, application loading speed setting, statistics for all connections, the installation restrictions and blocking of certain applications / connections, restricting access to editing settings / rules of the program.
      • Fonctionnalités: the ability to remotely control the PC, WhoIs, TraceRoute, and others.

      Browser Gogul

      • coût de - is free.
      • Installing the application carried out on site after registration.
      • Capabilities: protection from harmful information, catalog of childrenproven sites recommended by psychologists and educators, the statistics of visited sites and the establishment of accountability, a time limit the child's stay in the network, creating schedules.

      Advanced Parental Control 1.9

      • coût de - About 40 dollars.
      • Capabilities: work with accounts, restrictions applynetwork, monitor all network activities, creating schedules for the child, a ban (lock) on the use of the PC after the expiry of the authorized period of time, creating black and white lists of sites for the child, drawing up a list of keywords to block sites in which these words occur, blocking access to the "start" menu and Control Panel, to remove / install programs, a ban on downloading files to access network settings for the installation of the new printer, create screenshots and remembering all the windows sites that were visited.

      ChildWebGuardian 4.0

      • coût de - 1000 rubles.
      • Work in the browser Internet Explorer.
      • Capabilities: page filter by address, or by a set of keywords, white and black lists of sites, banning access to certain sites, the creation of HTML-pages with any text to display it on the screen in the guise of "mistakes" or "missing page", blocking any attempt to run other browsers other than Internet Explorer, limit launch certain applications, a time limit use of the PC.

      Kids Control 2.02

      • coût de - 870 rubles to upgrade to 6 months.
      • Capabilities: blocking harmful sites across the page "Servernot found ", monitoring all actions on the Internet, creating a black and white list of websites, a ban on downloading files, time control, daily reports on the visit of sites, traffic control.
      • Fonctionnalités: imperceptible to the child work program, no need to create a separate account for the child, the launch of the program, together with the inclusion of PCs, update the database of forb >Spector Pro 6.0
        • coût de - about 100 dollars.
        • Work in Internet Explorer, Mozilla, Firefox. Capabilities: Control access to sites, create screenshots, memorize dialogs in instant messages (and block unwanted contacts), control mail, filter letters, block transfer of files, create a schedule for using the PC, sending reports to the mail.
        • Fonctionnalités: The absence of the Russian interface, the operation of the program in hidden mode, the deletion of references to the loading of this application, the absence of new items in the menu, the work through a combination of keys and a password.

        The best programs, according to the parents, are CyberMama, ChildWebGuardian, and also Kids Control. The most functional - Advanced Parental Control.

        However, each program has its own minuses and pluses. Choose the most comfortable!

        And how do you solve the problem of computer addiction in a child?

        We are waiting for your advice!

        Why ODU for a Addiction Prevention and Treatment Certificate?

        Faites partie de la solution. Gain the latest skills with ODU's addiction prevention and treatment certificate. You'll learn core competencies through rigorous academics and applied problem-solving. We teach according to guidelines from the Substance Abuse and Mental Health Services Administration.

        When you complete this program, you will have the knowledge, skills, and abilities to:

        • recognize the signs and symptoms of substance abuse,
        • understand crisis intervention and relapse prevention strategies,
        • develop substance abuse prevention and recovery programs,
        • treat individuals and families affected by addiction, and
        • make ethical decisions in as a human services professional.

        This certificate may meet the educational (didactic) requirements for addiction credentialing, such as the Certified Substance Abuse Counselor (CSAC) and the Certified Substance Abuse Counselor-Assistant (CSAC-A) in Virginia.* If you plan to seek international credentialing, we encourage you to consider our Human Services bachelor’s degree.

        * This certificate prepares you for the post-graduation residency phase for Virginia CSAC or CSAC-A credentialing. It may fulfill the educational hours required to take the National Certified Addiction Counselor Level I (NCAC-I) exam as set by the Virginia Board of Counseling. If you plan to seek credentialing outside of Virginia, please contact your state board to determine how this certificate can meet your state’s requirements.

        Prevention Is Better Than Treatment

        As long as substance use disorder and addiction persist as a national health epidemic, there will be activists and policymakers attempting to stamp them out.

        That, as addiction experts and healthcare professionals will attest, is no small task. Breaking drug and alcohol addictions in sufferers, although possible with the proper resources, requires immense time and perseverance to achieve.

        But what if you could go back in time and stop the whole cycle from occurring? It would certainly be a much simpler, less painful road to recovery for the sufferer, the thought goes, if he or she had never suffered in the first place—if the chain of addiction had been prevented from linking up.

        We rate the test as follows:

        • The answer is “very rare†– 1 point.
        • The answer is “sometimes†– 2 points.
        • The answer is “often†– 3 points.
        • The answer is “very often†– 4 points.
        • The answer is “always†– 5 points.

        Symptômes

        • Being drawn by the computer as soon as one wakes up and before one goes to bed.
        • Replacing old hobbies with excessive use of the computer and using the computer as one's primary source of entertainment and procrastination
        • Lacking physical exercise and/or outdoor exposure because of constant use of the computer, which could contribute to many health problems such as obesity

        Fighting Drug Use, One School at a Time

        Short of time machines or navigable rifts in the space-time continuum, youth prevention campaigns are the next best thing. These social marketing messages, often delivered by police officers right in a student’s classroom, aim to teach elementary school youths the dangers of drug use and addiction.

        And yes, you can count the Drug Abuse Resistance Education campaign (or “DARE†) among those anti-addiction initiatives. For former 80s and 90s kids, no explanation is needed. For everyone else, DARE was the prototypical youth prevention campaign. Local law enforcement personnel would visit local schools with branded learning materials in tow, preaching the dangers of substance abuse to students so they will never abuse drugs.

        The only problem? The program didn’t work.

        Today, with substance use disorders and abuse increasing among young people—particularly of prescription drugs—new youth prevention campaigns like the Narcotics Overdose Prevention and Education program (or NOPE) and Shatterproof hope to recapture DARE’s excitement and spirit minus its various missteps.

        Questions for the test:

        1. How often does your child violate the time frame that you set for him to “surf the Internet†?
        2. How often does he neglect his household duties to please the Internet?
        3. How often does the child have new “friends†on the Internet?
        4. How often does your child choose a computer instead of having a rest with his family?
        5. How often do you or a spouse complain that your child is too addicted to the Internet.
        6. How often does your child check their e-mail directly before any other occupation?
        7. How often does his education suffer because of computer hobbies?
        8. How often does he get away from answering the question – “what do you do on the Internet†?
        9. How often does he sit in his room at the computer?
        10. How often does he choose a computer instead of communicating with others?
        11. How often does his new network “comrades†call him?
        12. How often does it go online in spite of your ban (for example, you took the laptop and caught the child going online through the phone)?
        13. How often does your child get irritated when you ask him to get distracted from the computer?
        14. How much more often your child began to look tired and tired compared to the period when he did not have a computer.
        15. How often does he swear and in various ways express his anger after your complaints about “you again sat all day on the Internet†?
        16. How often does your child mentally seek back to the Internet when there is no access to the computer?
        17. How often does he choose the Internet instead of his previous favorite activities?
        18. How often does he choose the Internet instead of walking with his friends?
        19. How often does your child get angry at times when you veto a network or limit the playing time?
        20. How often do situations occur when a child is out of the computer oppressed and depressed, and when he returns to the network he comes to life and “sparkles with joy†?

        “Drug Abuse Resistance Educationâ€

        Drug and alcohol addiction among teenagers and young adults were trumpeted national health concerns before DARE became a cultural phenomenon in the mid-1980s. DARE just gave the battle for young people’s lives a Hollywood sheen (a Los Angeles police chief kickstarted the program in 1983) and a Disney-esque (read: pantless) cartoon mascot. Kids received illustrated manuals outlining how to “say no†to drugs, t-shirts embossed with DARE’s logo, and songs. Oh, the songs.

        The program surged in popularity among parents and children alike throughout the decade, becoming the seemingly perfect companion to former First Lady and National Grandma Nancy Reagan’s “Just Say No†campaign.

        But DARE’s lion-sized heart and earworm anthems couldn’t refute the hard stats that adolescent DARE “graduates†fared no better against peer pressure to try drugs than their uninitiated neighbors. Some studies indicate that DARE was even counterproductive—that the program actually made matters worse. Simply put, DARE’s approach to behavioral change, although well-heeled and federally supported, didn’t have a scientific leg to stand on.

        We count the scores and evaluate the result:

        • Up to 50 points: there are no reasons for panic, but it makes sense to minimize the time that your child spends on a laptop or tablet. And it’s better to find another hobby for the child, until the computer became his best friend.
        • From 50 to 79 points: you need to analyze the impact of the global network on the child and draw conclusions. At a minimum, you should limit his pastime on the Internet and identify all the weaknesses of relationships in your family and in the life of the child – it’s from problems that children run into the world web.
        • Above 80 points: your child is Internet dependent. Without the help of a specialist, it will be difficult to manage.

        Les causes

        Kimberly Young indicates that previous research links internet/computer addiction with existing mental health issues, most notably depression. She states that computer addiction has significant effects socially such as low self-esteem, psychologically and occupationally which led many subjects to academic failure.

        According to a Korean study on internet/computer addiction, pathological use of the internet results in negative life impacts such as job loss, marriage breakdown, financial debt, and academic failure. 70% of internet users in Korea are reported to play online games, 18% of which are diagnosed as game addicts which relates to internet/computer addiction. The authors of the article conducted a study using Kimberly Young's questionnaire. The study showed that the majority of those who met the requirements of internet/computer addiction suffered from interpersonal difficulties and stress and that those addicted to online games specifically responded that they hoped to avo >

        The Next Generation

        Decades later, maybe NOPE or Shatterproof can learn from DARE’s mistakes and inspire change.

        Instead of relying on the abstinence model DARE pioneered—†just say no†and don’t ask why—NOPE focuses on the visceral impact narcotics overdoses wreak on a user’s and a user’s family’s lives. NOPE has also moved their target age group upon a notch or two above DARE’s, focusing on middle and high schoolers(and, in some cases, college and university students) instead of elementary school kids.

        According to the National Institute on Drug Abuse, over-the-counter painkillers are the second-most abused drug by American teens after alcohol and marijuana.

        Assemblies are held at participating schools showcasing NOPE’s cornerstone program: a multimedia presentation depicting friends and parents mourning their loved ones’ passing due to drug abuse. Much like DARE, law enforcement officers visit classrooms at middle and high schools, as well as colleges and universities, to teach students the consequences of drug abuse. According to healthline.com, one such presentation included students being asked to pass an urn—yes, a full one—around the classroom, hopefully bringing home the physical toll drug overdose takes.

        Meanwhile, Shatterproof has become something of a fundraising powerhouse for research on addiction prevention since its founding in 2013.

        Sporting a sleek, sophisticated web platform to deliver its message, Shatterproof seeks to “change the conversation on drug addiction†and “stop the stigma†regarding drug and alcohol addiction, apparently by directing funds at institutions researching drug and alcohol addiction. Shatterproof has already spent substantial time and energy (read: money) lobbying Capitol Hill for more federal resources to educate young people on how to break drug addiction.

        Former business executive and Shatterproof founder Gary Mendell is certainly doing his part, earning the organization some serious Executive Branch bonas fidas when he spoke at the Clinton Foundation’s Health Matters conference in 2013.

        Methods of treating computer addiction in a child

        Of course, a computer is not just minuses and virtual dangers.On the Internet you can find useful materials, developing programs and other interesting things.

        But children usually do not go to knowledge, but to games and live communication in the network. Regular shoots into the virtual world lead to a dangerous depending on the games and the Internet , getting rid of it is extremely difficult.

        Les types

        Computers nowadays rely almost entirely on the internet and thus relevant research articles relating to internet addiction may also be relevant to computer addiction.

        • Gaming addiction: a hypothetical behavioral addiction characterized by excessive or compulsive use of computer games or v > V >
        • Social media addiction: Data suggest that participants use social media to fulfill their social needs, but are typically dissatisfied. Lonely indiv > Some of these views are summed up in an Atlantic article by Stephen Marche entitled Is Facebook Making Us Lonely?, in which the author argues that social media prov >

        “Learning From Your Eldersâ€

        Neither NOPE nor Shatterproof are predestined to fail simply because DARE flopped decades ago. If anything, these programs should thank DARE for misfiring so spectacularly that anyone paying the slightest bit of attention can’t miss its big goof: placing flash and funds above scientific muster. It’s not that cartoon lions and deep pockets are a recipe for disaster— DARE still enjoyed a cultural moment, after all. Its just that some preliminary research probably would have gone a long way.

        Throwing some Levi’s on that lion couldn’t have hurt, either.

        Want to learn more about NOPE and Shatterproof? Visit their websites, here and here, for more information.

        Last Edited: July 16, 2019

        What methods are there today to treat it?

        1. Switching one psychological state to another. That is, the search for other ways of relaxation. The most difficult and most effective method, in which one can not do without help.
        2. Encouraging a child to participate in sports.
        3. Close communication with friends, relatives, interesting (and, preferably, authoritative) people. Naturally, in the real world.
        4. Psychologist’s help .

        It should be understood that even the most categorical prohibition of profit does not bring. Especially when we talk about children. And the child can not be cured of dependence independently either. Need help from parents and their patience.

        Test de diagnostic

        Many studies and surveys are being conducted to measure the extent of this type of addiction. Kimberly Young has created a questionnaire based on other disorders to assess the level of addiction. It is called the Internet Addict Diagnostic Questionnaire or IADQ. The questionnaire asks users about their online usage habits as well as their feelings about their internet usage. According to the IADQ sample, Internet Addiction resembles that of a Gambling disorder. Answering positively to five out of the eight questions on the IADQ may be indicative of an online addiction.

        Auteur

        Jeffrey Juergens earned his Bachelor’s and Juris Doctor from the University of Florida. Jeffrey’s desire to help others led him to focus on economic and social development and policy making. After graduation, he decided to pursue his passion of writing and editing. Jeffrey’s mission is to educate and inform the public on addiction issues and help those in need of treatment find the best option for them.

        Origin of the term and history

        Observations about the addictiveness of computers and more specifically computer games date back at least to the m > British e-learning academic Nicholas Rushby suggested in his 1979 book, An Introduction to Educational Computing, that people can be addicted to computers and suffer withdrawal symptoms. The term was also used by M. Shotton in 1989 in her book Computer Addiction. However, Shotton concludes that the 'addicts' are not truly addicted. Dependency on computers, she argues, is better understood as a challenging and exiting pastime that can also lead to a professional career in the field. Computers do not turn gregarious, extroverted people into recluses, instead they offer introverts a source of inspiration, excitement and intellectual stimulation. Shotton's work seriously questions the legitimacy of the claim that computers cause addiction.

        The term became more w > Computers and the Internet both started to take shape as a personal and comfortable medium which could be used by anyone who wanted to make use of it. With that explosive growth of indiv > In the late nineties people who made use of PCs and the internet where already referred to the term webaholics or cyberholics. Pratarelli et al. suggested at that point already to label "a cluster of behaviors potentially causing problems" as computer or Internet addiction.

        There are other examples of computer overuse that date back to the earliest computer games. Press reports have furthermore noted that some Finnish Defence Forces conscripts were not mature enough to meet the demands of military life, and were required to interrupt or postpone military service for a year. One reported source of the lack of needed social skills is overuse of computer games or the Internet. Forbes termed this overuse "Web fixations", and stated that they were responsible for 12 such interruptions or deferrals over the 5 years from 2000–2005. lien mort

        Save the child from computer addiction – in the power of the parents!

        Only parents can save the child from addiction.

        Comment? Unfortunately, there is no single recipe. But while this modern pandemic has not touched your child, every effort should be made to keep the computer only a useful object in education for the child.

        Best programs for preventing computer addiction in children and adolescents

        To make it easier for parents to control their children’s Internet access to protect them from harmful content and from health hazards, today there are special programs that allow , how to limit the time of games, and track the content of sites on which the child happens.